Emission: ‘Le gluten: faut-il en avoir peur?’

Vous aussi étiez devant votre télévision dimanche soir? Ou alors sur le net (clic)?

En prime time, parler du gluten! Bravo déjà!

J’ai bien aimé certains aspects du reportage:
– une description simple et parlante du gluten.
– des témoignages par larmoyant: merci René!
– la gourmandise des intolérants comme cette Maman qui apprend à faire du pain ou qui cherche LA recette du gâteau au chocolat que sa fille aimera (elle doit être ici 🙂
– les vérités bonnes à dire: la recherche n’est pas aussi poussée que pour d’autre maladie car l’industrie pharmaceutique n’a rien à y gagner… Et oui, la maladie cœliaque est une maladie auto-immune qui fait que le sujet n’est plus malade en s’interdisant d’ingérer ce qui le rend malade. Pas de médicaments à prendre…
– la mise en avant de la convoitise des grands acteurs de la Distribution. Et c’est tant mieux qu’ils louchent sur les 600 000 potentiels clients sans gluten (dont 90% s’ignorent…). Les ventes ont triplés ces dernières années! Car moi je suis contente de découvrir chaque jour et de manière de plus en plus simple des nouveaux produits sans gluten. La gamme s’étend et se démocratise. J’ai connu une offre triste et pauvre il y a 38 ans! Rien à voir avec maintenant! Tiens, c’est Casino qui a témoigné… Je ne connais pas leur offre…
– les Cookettes en image. Je les suis sur Facebook et j’aimerais bien les connaitre et déguster leur brunch sans gluten! Belle initiative!
– un chef étoilé qui propose des plats sans gluten ou qui adapte sa carte. Et oui, le quinoa remplace facilement le boulgour. Et en plus c’est plus fondant d’après lui. Bravo chef Legras du Floris. J’aimerais bien venir manger chez vous… C’est en Suisse.
– une phrase sympathique que j’ai pris pour moi: les intolérants au gluten ne sont pas condamnés aux fades recettes! Ben non les amis, ce blog en est la preuve!!!

Je regrette:
– l’absence de témoignage ou mise en avant de l’AFDIAG. Rappelons tout ce qu’elle fait pour faire connaitre la maladie, pour diffuser des informations sur celle-ci, pour aider les intolérants dans leur quotidien. Il ne faut pas oublier que l’on doit à l’AFDIAG d’avoir gagner la bataille du remboursement des produits sans gluten. J’ai connu avant et après. Je paye ma cotisation chaque année et leur dit ainsi « merci et continuez! ».
– le titre du reportage…
– la conclusion. Attention même le blé dit ancien contient du gluten que les intolérants au gluten ne pourraient pas supporter. La maladie cœliaque existe depuis l’antiquité!

Merci tout de même aux auteurs de ce documentaire passionnant!
Si vous l’avez raté ou vous souhaitez le revoir, il est en ligne jusqu’au dimanche 13 novembre 2011, 20h37. Faites passer l’info! Le lien est .

Et pour en savoir plus sur l’intolérance au gluten, n’hésitez pas à contacter l’AFDIAG (l’Association des Intolérants au Gluten)!

8 réponses

  1. Bonjour,

    Je fais partie des 500 et quelques mille personnes intolérantes au gluten sans diagnostic médical « officiel ». C’est un médecin homéopathe qui m’a expliqué que mes soucis de santé, y compris les plus invalidants, étaient liés au gluten et au lactose. C’est donc à compter du 1er avril 2011 (ce n’est pas un poisson) que j’ai mené ma petite enquête et appliqué la diète.

    Je découvre beaucoup de chose depuis cette date qui a changé ma vie … au travers de votre blog, au travers des sites web dédiés au « gluten free » et surtout j’ai appris énormément via le documentaire diffusé dimanche sur France 5.

    Le documentaire était un peu trop court à mon goût mais le principal y était ! Je pense que votre résumé est parfait … Je m’attendais aussi à une intervention de l’AFDIAG, à une explication un peu plus médicale (intervention de plusieurs médecins et pas que d’un gastro-entérologue). La partie « conférence » en Suisse était elle aussi intéressante, j’aurais bien aimé un peu plus de développement.

    Ma plus grande déception vient de la Recherche … je m’explique. Je travaille dans un organisme de recherche publique (nucléaire & santé)et j’avoue que de voir ce que fait l’INRA, m’a choqué ! Nous sommes en effet dans une ère de restriction budgétaire qui nous (labos de recherche) amène à passer des accords de développement, des contrats industriels, pour faire rentrer l’argent. L’INRA passe des accords avec des industriels pour que ceux-ci puissent « donner de la pâté aux cochons! » Il faut plus de mie, plus de moelleux, plus d’élasticité de la pâte … blablablabla … oui donc plus de gluten ! Où est l’éthique propre à la recherche ?? Dans le documentaire, la recherche agroalimentaire passe vraiment pour un savant fou qui contribue directement à empoisonner à petit feu les populations.

    C’est vraiment dommage d’en arriver là … 600 000 personnes intolérantes et pas de mesures des Pouvoirs Publics.

    En tout cas, Natacha, je vous remercie énormément pour votre investissement et pour tous vos conseils, trucs et astuces.

    1. @Aurélie,
      Un grand merci pour ce long commentaire!
      C’est édifiant en effet de comprendre comment sont gérés les budgets de la recherche.
      Merci pour tes compliments et encouragements.

  2. Intéressant en effet. Intolérante, je deviens de plus en plus informée et adaptée à cette contrainte (merci aussi à l’hôte des lieux). Il est vrai que les fabricants et les distributeurs ont flairé les bonnes affaires car le rayonnage de mon supermarché de quartier s’étoffe chaque jour plus avec des produits sans gluten. Hélas, la grande distribution n’est pas synonyme de prix en baisse, et je note avec surprise que les prix pratiqués sont plus élevés que dans la boutique bio de la ville… Vous y comprenez quelque chose vous?

    1. Selon Brigiette Jolivet, présente de l’Afdiag, les prix sont libres. Il y a un prix conseillé mais après chaque distributeur fait ce qu’il veut.
      A présent, avec l’offre en supermarché, en magasin bio et sur internet, nous pouvons comparer. Et ça c’est bien!!!!

  3. Un petit rectificatif car moi, ce reportage m’a retourné l’estomac… Et avant tout, merci à Natacha qui fait partie des personnes oeuvrant réellement dans un bon esprit pour la communauté de ceux qui vivent sans gluten (et joyeusement parce que oui, on mange bien!).
    Cette « journaliste » vidéaste, l’auteur du reportage, m’a contactée en février 2010 pour me dire combien elle se nourrissait des infos du site internet que j’avais créé. Un site avec une centaine d’articles informatifs sur le gluten notamment, la nutrition, les maladies auto-immunes, la technologie, la recherche médicale… Elle m’a demandé si elle pouvait avoir des éclaircissements et des précisions supplémentaires car elle ne connaissait rien au gluten et au problème de l’intolérance au gluten. Quelques échanges par mail et de longues conversations téléphoniques ont suivi. Qu’elle a visiblement enregistrées, je vais y revenir. Elle m’a demandé d’écrire le scénario du documentaire qu’elle voulait faire car elle peinait sur le sujet. J’ai commencé, je lui ai donné des idées puis je lui ai proposé de remplacer les vagues promesses concernant la participation que j’étais censée recevoir par un contrat signé. Dès lors, plus de nouvelles…
    Il y a une semaine, je découvre ce reportage qui contient mot pour mot des phrases de mon site et des phrases de nos échanges; le scénario est celui qui avait été élaboré initialement, même pas corrigé… Pire, elle n’a rien retouché, c’est du copié-collé alors qu’au stade de nos échanges, il me semblait qu’il y avait encore beaucoup de travail pour arriver à un film documentaire sérieux et vivant. Personnellement, j’ai trouvé que beaucoup de choses ne sont visiblement pas comprises par cette personne et que c’est bien dommage.
    Un exemple? La conclusion absurde. Son entrée sur le sujet était justement ces paysans-boulangers qu’elle avait découverts récemment, ceux-là même par leur refus des blés modernes qui lui avaient fait chercher des infos sur le gluten et arriver sur mon site. Je lui avais expliqué que la maladie existait depuis l’antiquité (c’était d’ailleurs sur mon site et elle reprend la phrase de l’article au début du reportage!) et que l’épeautre « sans gluten » selon une image erronée mais vendeuse était une erreur car l’épeautre contient du gluten. En outre, cette conclusion est incohérente puisque le problème du consommateur qui mange sans gluten va bien au-delà du pain et concerne toute l’industrie agroalimentaire ou presque lorsqu’il va au supermarché!
    Un autre exemple? L’homme que l’on voit chez lui expliquer qu’il mange sans gluten et ensuite en consultation avec le Pr Cellier. Déjà, quelqu’un qui n’est pas informé voit que le malade se plaint de maux de ventre et s’imagine que s’il n’en a pas, il n’est pas concerné (j’ai été diagnostiquée avec une atrophie villositaire totale et n’ai jamais eu de maux de ventre en mangeant du gluten). De plus, on ne sait pas s’il vient pour une première consultation, sans avoir été diagnostiqué plus tôt (prise de sang, biopsies…) bien qu’il mange sans gluten, et dans ce cas il manque une mise en contexte bien plus précise, ou s’il est suivi après avoir été diagnostiqué selon le protocole. Le néophyte ne comprend plus si tous ces « allergiques » mangent sans gluten à cause d’une vague suspicion sur le gluten pour des maux de ventre ou s’ils sont contraints à le supprimer totalement par un diagnostic qui ne laisse pas de choix. C’est très confus.
    Aucune mise en perspective non plus des alternatives possibles au gluten…pour tout un chacun! Les intolérants sont présentés comme des parias mangeant forcément à part. Un gâteau sans blé est-il si mauvais?! En quoi le blé est-il tellement indispensable?
    C’est la question qui fâche qu’elle n’a pas voulu poser et qui pourtant alimentait le travail de réflexion de mon site. La partie (très) critique de Nomoretoxic qui a servi de support au film et qui se retrouve en divers endroits sans avoir été « digérée » donne un assemblage pour le moins cacophonique! Elle défend à la fois les paysans cultivant blés anciens et l’idée que le gluten est toxique…
    Bref, c’est du vol et en plus, pour un piètre résultat.

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